mardi 14 septembre 2010

Denver - Colorado / Knights Inn Motel

J’ai donc quitté Garden City et Truman Capote ce matin, direction Denver. Comme j'étais au fin fond du Kansas, la grande partie du trajet devait se faire par la nationale. Ce fut une très bonne journée de route.

Je suis donc passé au Colorado et déjà, l’Ouest Américain est perceptible. Dans la végétation d’abord, de plus en plus aride et ensuite dans l’architecture des petites villes (anciennes villes de pionniers) qui rappellent les westerns. Ce qui frappe le plus c’est l’immensité. Dans le Middle West, on traverse des champs cultivés. Là, ce sont de grandes plaines sans trace de civilisation (aucune maison, aucun village, aucune route) et qui s’étendent jusqu’à l’horizon. Ce n’est pas la première fois que je roule aux États-Unis mais à chaque fois, cette immensité me fascine. C’est quelque chose qu’on ne voit jamais en Europe.

J’ai fait une rencontre vraiment sympa près de Lamar. A l’entrée de la ville, il y avait une sorte d’immense casse auto avec, à l’intérieur, des vieilles américaines. Je me suis donc arrêté pour prendre quelques photos derrière le grillage. Un type est sorti, je lui ai expliqué que j’étais français et que j’aimais ces vieilles voitures. Du coup, le type m’a dit : « Viens, je vais te faire visiter ». C’était un vrai passionné. Je lui ai demandé quelle était sa voiture préférée parmi tout ce choix. En fait, il s’agissait d’un vieux camion. Son père, garagiste également, avait un camion-plateau modèle 1947. Et lui, gamin, adorait ce camion. Jusqu’au jour où son père l’a vendu. Et il s’était toujours dit : « un jour j’aurais le même ». Et il y a quelques années, il a fini par retrouver le même modèle, de la même année.

Dès mon entrée dans le Colorado, j’ai commencé à voir des villes fantômes (ou tout près de l’être). Les routes que j’ai empruntées étaient quasiment vides. Je me suis arrêté dans une vieille station service à Eads, abandonnée depuis au moins vingt ans. Je suis rentré pour prendre une série de photos. Et sur ces vieilles pompes, il y avait ce trophée sportif de 1984, oublié là.


Ce soir, je suis à Denver et c’est un autre monde. Une ville avec un vrai centre. Les gens marchent, font du footing, il y a des vélos partout, les terrasses sont bondées. Les bus en centre ville sont gratuits et fonctionnent avec des moteurs hybrides (bio éthanol / électricité). Et il y a même des pianos publics un peu partout dans la rue principale (petite pensée pour ma sœur qui adorerait). Du coup, les gens qui savent jouer jouent et les autres chantent. Encore un autre visage de l’Amérique. Je vais y rester un peu…

Sinon, petite anecdote  linguistique. Je suis arrivé ce soir au motel et j’ai demandé « Have you got a single room ». La fille me regarde. Je répète et là, elle me dit : « A Singer ? » « No a single room » et de nouveau, avec des grands yeux : « A singer ? ». C’était insupportable. Elle bosse dans un motel… J’ai donc répété, « No a ROOM for me, A ROOM !!! » Et elle a fini par comprendre… C’est très curieux cette histoire d’accent. Avec le garagiste, on se comprenait très bien. Mais demander une single room dans un Motel est parfois bien compliqué…

Point route : 4800 kilomètres parcourus et deuxième fuseau horaire passé aujourd'hui. J'ai désormais deux heures de décalage avec New York. Et toujours pas de GPS (alors ça c'est un truc que les américains ne comprennent pas : faire une traversée des États-Unis dans GPS). Mais j'ai ma carte Michelin monsieur !

lundi 13 septembre 2010

Garden City - Kansas / Wheat Lands Hotel (jour 3)

Troisième jour à Garden City et petit coup de mou ce matin au réveil. Après deux semaines sur place, la solitude se ressent à certaines heures (et c’est bien normal). Je rencontre pas mal de gens mais ce matin, on était dimanche et je savais que j’allais passer une journée seul, dans ma chambre de motel, à enregistrer. Avant de commencer à travailler, je me suis dis : « va prendre un café en centre ville, c’est bon pour le moral » (comme le chantait si bien la Compagnie Créole). J’ai pris mes feuilles, mon stylo, histoire d’aller écrire dans un endroit animé. Mais Main Street était totalement déserte. Rien n’était ouvert. Je suis donc retourné dans ma chambre et je me suis fait violence pour monter mon matériel et commencer à enregistrer des guitares. 15h00, besoin de faire une pause et de voir du monde. Je retourne dans le centre ville, personne à nouveau. Seul un ballet de voitures, qui passent au ralenti. Les gens roulaient vers je ne sais quoi et il n’y avait aucun piéton. Je me suis quand même promené dans ce centre désert mais je n’ai croisé personne. J’ai donc fini par faire comme tout le monde : j’ai pris ma voiture et atterri sur une zone commerciale pour manger un hamburger et des frites.


Quand on est seul aux US, on se rend vraiment compte de la différence entre les villes européennes et américaines. Quelqu’un voyageant seul en Europe, même dans des villes moyennes, peut sortir dans le centre et voir du monde. Il y aura toujours un bar, un restaurant ouvert. Aux Etats-Unis, dans les villes moyennes ou importantes (à l’exception de quelques villes) il n’y a pas ou plus de centre vivant. Tout est éclaté sur les zones commerciales en périphérie où vous retrouvez toujours les mêmes franchises. Et les gens ne marchent plus.

Bref, un bon whopper et vous repartez comme en 40. Je suis donc retourné travailler et j’ai finalement bien avancé aujourd’hui sur l’écriture et l’enregistrement. Du coup, le moral est remonté. Mais je suis heureux de reprendre la route demain. Direction Denver.

Petit point gastronomie et une recette à portée de tous. C’est une nouvelle friandise qui nous vient apparemment du Texas. Vous faîtes une boule de beurre, vous la mettez 24 heures au congélateur et ensuite, vous la faîtes frire. Bon appétit...

dimanche 12 septembre 2010

Garden City - Kansas / Wheat Lands Hotel (jour 2)


Je suis donc resté à Garden City aujourd’hui pour revenir sur les lieux du livre de Truman Capote. La ville était en effervescence ce matin, non pas à cause de l’anniversaire du 11 septembre, mais parce que c’était le jour de la fête annuelle de la communauté mexicaine (60% de la ville). Je suis passé me balader un peu et j’ai pris ensuite la direction de Holcomb, lieu où s’était déroulé le fait-divers il y a 50 ans. C’est tout proche de Garden City, dix minutes à peine en voiture. C’est une toute petite ville, au milieu des champs, et il n’y a rien à part un supermarché-station service, un restaurant mexicain et un vendeur d’alcool. J’ai essayé de rencontrer la population mais on sent très bien que les questions sur cette histoire sont mal venues. Mon but n’étant pas de faire du voyeurisme mais plutôt de comprendre l’impact du livre sur ce village, j’ai essayé d’aborder les personnes en leur parlant du bouquin, de leur sentiment vis-à-vis de ce livre. Les gens rencontrés m’ont répondu du bout des lèvres, me donnant quelques directions, l’endroit où sont enterrés les membres de la famille ou l’emplacement de la ferme mais rien sur le rapport entre la tragédie vécue par cette petite ville et l’immense livre de Truman Capote. Ce qui est assez intéressant, c’est de constater la différence d’approche sur ce sujet entre les personnes vivant à Garden City et celles vivant à Holcomb. A Garden City, on parle de tragédie mais on en parle facilement parce que ce n’est pas la population de cette ville qui a connu directement le drame. Elle a été le centre de l’enquête policière et littéraire mais la communauté n’a pas réellement souffert de ces meurtres.
L'allée de la ferme Clutter
A Holcomb, les choses sont différentes. La petite communauté a été frappée directement par le drame. Une fille me disait que son oncle avait été le dernier à voir la famille Clutter en vie et qu’il avait été, du coup, suspecté du meurtre. Le patron de la boutique de liqueur devait avoir 70 ans et une trogne incroyable (il devait être probablement son meilleur client). Il n’a pas été très bavard non plus. Il m’a indiqué la direction de la ferme. Il m’a dit « c’est une tragédie et ça reste une tragédie », il s’est renfoncé dans son fauteuil. J’ai tenté de le relancer mais c’était fini. Finalement, je pense que les habitants ont fait leur deuil, que ce fut une période difficile et que le bouquin de Capote vient plutôt déranger la vie tranquille de cette petite ville. D’ailleurs, personne ici n’oserait faire du business sur le succès du livre (pour l’instant en tous cas). Seul un petit parc pour enfant est dédié à la famille.

Garden City - Kansas / Wheat Lands Hotel (chambre 145)
J’ai fait ce soir une soirée typiquement américaine. J’étais invité chez un couple rencontré hier. Ils avaient convié des amis pour regarder un match de football américain qui, selon moi, est le sport le plus ennuyeux du monde. On a bu des bières, mangé de la pizza, parlé bagnole et sports...

Je pense rester encore ici demain pour faire une grosse journée de travail et enregistrer dans cette chambre de motel. J’ai déjà commencé l’écriture cet après-midi.

Vincent Gravé, le dessinateur de Requiem pour un Champion (et de bien d'autres romans graphiques) m’a envoyé des dessins qui lui ont été inspirés par le blog. Merci Vincent !

samedi 11 septembre 2010

Garden City - Kansas / Rodeway Inn Wheat Lands Hotel

Je disais avant-hier que je n’avais qu’une hâte : quitter le Middle West pour gagner le Colorado. Je n’en pouvais plus du paysage normand. J’ai donc pris ce matin l’autoroute 70, à destination de Denver, pour traverser tout le Kansas. Mais j’ai adoré le Kansas. Les paysages n’étaient plus ceux de ma Normandie natale. La végétation avait changé. Je suis sorti de l’autoroute pour faire le plein d’essence et j’ai roulé pendant un certain temps sur une petite route régionale. C’était très beau : de grandes étendues à perte de vue, du relief, l’aridité.

Je voulais absolument traverser le Kansas pour une seule raison : j’adore le livre De sang froid de Truman Capote. Pour ceux qui ne connaissent pas, ce livre part d’un fait-divers de 1959. Deux ex-détenus se rendent à Holcomb, petite ville du Kansas, dans le but de dévaliser un fermier qui, selon les dires d’un compagnon de cellule, garderait une grosse d’argent chez lui. Les deux ex-taulards ne trouveront que quelques dollars mais assassineront quatre membres la famille. Truman Capote partira de ce fait-divers sordide pour écrire l’un des chefs-d’œuvres de la littérature du 20eme siècle. Pendant sept ans, il va suivre l’enquête, interroger les gens du coin, assister à l’arrestation des coupables, à leur procès, il les visitera en prison et les accompagnera jusqu’à leur exécution. Il nouera d’ailleurs avec l’un d’entre eux une relation ambiguë. Truman Capote, le mondain New Yorkais, restera marqué à vie par cette histoire. Après la publication du livre, il obtiendra la gloire mais ne réussira jamais plus à finir un roman.

Pour ceux qui préfèreraient le cinéma, deux films sont sortis à ce sujet : Truman Capote (où Philip Seymour Hoffman cabotine pendant tout le film) et Scandaleusement Célèbre (titre nul mais film que j’avais vraiment aimé. De plus, pour vous mesdames, vous aurez le droit Daniel Craig dans le rôle de Perry Smith). Sinon, une version de 1967 du même titre que le roman.

Bref, me sentant vraiment bien au Kansas, j'ai décidé de prendre l'A83  à Oaklay, direction le sud. Je suis donc ce soir au Rodeway Inn / Wheat Lands Hotel de Garden City, ville jouxtant Holcomb. Truman Capote passa plusieurs mois dans ce motel pour suivre l’enquête. Je ne voulais pas repasser sur des traces mais je suis heureux d’être là.
Ce livre est vraiment important pour moi. Demain, j’irai voir Holcomb et je tenterai de discuter avec les gens pour avoir leur point de vue sur cette histoire et sur le livre de Capote.

Je suis sorti ce soir à la recherche d’un bar où je pourrais échanger sur ce sujet avec quelques types. J’ai tourné dans la ville. Rien, le désert. Jusqu’au moment où j’ai vu une sorte de troquet. L’enseigne lumineuse clignotait : « Open ». Je suis passé deux fois devant, hésitant. Puis j’ai garé ma voiture. Je suis entré et je me suis retrouvé dans une soirée « années 80 » avec toute la jeunesse du coin. J’ai tout de suite été adopté. On m’a appelé Bill toute la soirée (je crois que Bertrand est trop difficile à prononcer pour un américain). On a bu des verres ensemble. Mais je l’ai quand même joué professionnel : j’ai parlé systématiquement du bouquin à la jeunesse locale. Et tous restent marqués par cette histoire. Leurs parents, leurs grands-parents ont vécu la tragédie. Et pour cette petite communauté, il s’agit vraiment d’une tragédie.

Je suis invité demain à manger chez un petit couple et à regarder le match de football américain. Je veux également écrire et enregistrer. Trois nuits ici seront peut-être nécessaires…

vendredi 10 septembre 2010

Kansas City - Missouri / Econolodge Inn (jour 2)

Je suis resté un jour de plus à Kansas City. J’avais envie de travailler sur de nouvelles compos et puis Hervé, un vieux copain de vacances, habite à Kansas City. On s’était rencontré en Espagne, il y a 20 ans de cela, passé une très bonne semaine ensemble et on ne s’était jamais revu depuis. La magie Facebook ayant fait son effet, je l’ai retrouvé à midi dans un magnifique Country Club de la ville où la population très aisée de la ville se retrouve pour diner, faire du sport, etc. Et j’ai enfin fait un bon repas depuis mon arrivée aux US. Merci Hervé ! Nous avons beaucoup discuté, notamment de la vie aux Etats-Unis, puisqu'il y vit depuis plus de 15 ans.

Tout cela m’a un peu éloigné de mes motels miteux, mais je ne m’en plains pas. Ce fut une parenthèse agréable. Délaisser le vieux formica pour de belles boiseries, ça fait du bien de temps en temps.

Econolodge - Kansas City / Chambre 210
Je suis donc resté dans mon Econolodge, chambre agréable, et j’ai écris une bonne partie de la journée. A l’arrivée, je ne suis pas très satisfait. Je pense que la majorité des choses partira à la poubelle. Mais les thèmes abordés me plaisent. A moi de retravailler dans les prochains jours autour de ce que je garderai.

Demain, départ pour Denver, Colorado. Une longue étape, je ne suis donc pas sûr d’y arriver en une journée. Sinon, ce sera encore une nuit dans le Middle West...

jeudi 9 septembre 2010

Kansas City - Missouri / Econolodge Inn

Bon, les choses se sont arrangées avec cette histoire de carte bleue perdue. Je vous passe les détails liés au stress et aux différentes démarches (merci Marie) mais ce matin à 8h00, j’avais du cash disponible à un guichet de la Western Union à côté de l’hôtel. J’ai donc pu reprendre la route.
Depuis des années, je me demandais pourquoi les guides touristiques sur les Etats-Unis ne traitaient jamais du Middle West. J’ai enfin compris. Tout simplement parce qu’il n’y a rien à voir. Depuis trois ou quatre jours, j’ai l’impression d’avoir fait cinq fois le tour de la Normandie, de tourner en rond. Toujours les mêmes paysages : le vert, quelques forêts, des champs, des bovins. J’ai fait des portions d’autoroute, essayé la nationale pour varier un peu mais rien ne varie (j'ai quand même croisé quelques Amish mais doubler leur carriole fut une distraction de courte durée). L’autoroute traverse les grandes plaines. La nationale traverse des villes identiques. Les petites : une rue principale, un restaurant, une station service et des types avec des casquettes de trucker. Les plus grandes (comme Springfield , 150 000 habitants où j’étais hier) : un petit centre historique et une immense zone commerciale à perte de vue. C’est fou ces zones commerciales d’ailleurs. Même dans les villes de 10 000 ou 15 000 habitants, elles sont énormes et paraissent totalement disproportionnées par rapport à la taille de la ville. Bref, j’ai donc hâte de traverser ce Middle West, qui m’intéressait pourtant beaucoup, pour gagner le Colorado.

Sinon, j’ai fait une petite portion de route 66 aujourd’hui. Je vous mets une petite vidéo. Pas facile de la trouver d’ailleurs. Elle n’existe plus officiellement. Des parties ont disparu, d’autres ont été recouvertes par l’autoroute et la grande majorité a été rebaptisée en route régionale. Mais c’était sympa de rouler sur cette 66 déserte et de voir des anciens bâtiments ou de vieilles stations services d'un autre temps, abandonnées..


Je suis ce soir à Kansas City qui, comme son nom ne l’indique pas, est située dans le Missouri (à la toute limite du Kansas). Dans le Missouri, j’ai eu une petite pensée pour Lisa, la femme fatale de mon Requiem pour un Champion, puisque je la voyais originaire de cet Etat. Et je ne regrette pas de lui avoir donné ce lieu de naissance.

Kansas City est une ville sympathique. Je suis arrivé en milieu d’après midi. Le temps de trouver un hôtel, je suis parti faire un tour dans le centre vers 17h30. J’ai été frappé par le peu de piétons. J’étais quasiment le seul à marcher. Pourtant, le centre ville est plutôt agréable avec des bâtiments en briques, type ateliers, reconvertis en bars, restaurants ou lofts. Mais c’était totalement désert. J’ai finalement atterri dans un bar où j’ai passé une très bonne soirée à discuter avec un type de mon âge, assureur  de son état. Il faisait un effort pour parler lentement et avec mon mauvais anglais nous avons pu aborder tous les sujets de la culture américaine (sport, sécurité sociale, rêve américain, armes, politique, discrimination). C’était un modéré donc l’échange a été vraiment sympa, facile et intéressant. Ça ne donnera probablement pas une chanson (pourquoi pas cela dit) mais j’ai passé un très bon moment. Je sens que le besoin de communiquer devient une nécessité. La première semaine, on fait la fine bouche. Après dix jours de solitude, on veut parler.

Sinon, petit point gastronomie. Dans mon premier post, je disais me préparer à prendre 25 kilos. En fait, je préfère dire tout de suite qu’il n’en sera rien. J’ai mangé des hamburgers pendant plus d’une semaine, je commence à essayer les salades. Je viens de manger une salade « mexicaine » : salade (évidemment), quelques morceaux de tomates, une espèce de boudin noir au goût de lardons et des chips. Le tout mélangé… Les portions sont énormes, je ne finis jamais. Autant dire que gastronomiquement parlant, ce n’est pas le rêve américain.

3500 kms parcourus jusqu'ici.

mercredi 8 septembre 2010

Springfield - Missouri / Days Inn

Tout petit message ce soir car grosse galère. J'ai perdu ma Mastercard. Je suis arrivé au Motel elle n'était plus dans son étui, probablement avalée par le dernier distributeur. Du coup, opposition et plus de carte bancaire... Impossible d'en avoir une d'ici sept jours et comme je suis mobile autant dire que je n'aurais plus de carte bleue d'ici la fin du voyage. Il me restait un peu de cash mais je ne peux pas tenir plus d'un jour.
Heureusement, je crois que je vais pouvoir me faire des virements via Internet et Western Union...